Vivre plus… et dans le bon sens

« On devrait toujours vivre plus, convoquer le plaisir, jubiler en fanfare ! »
Alexandre Jardin
 
Vivre plus … oui dans le bons sens, pour avoir une vie aussi charnue, fraiche et gourmande que les belles figues à la peau soyeuse et lisse. Une vie pleine de bosses, de chaos et de lumière à la fois.
Une vie pour laquelle je serais fière d’avoir vécu, à la fin de cette vie je m’exclamerai : « je suis fière de ce que j’ai fait, fière de ce que j’ai vécu, partagé, bâti »
Pour cela, il faut avoir le sens de la vie et qu’est ce donc que ce sens de la vie ? Au delà de la compréhension des systèmes ou de l’univers, il nous faut d’abord comprendre les nôtres intérieurs, tapis au fond de nous, si intimes ou méconnus, savoir saisir au vol de l’instant cette vie que nous incarnons. Lui rendre honneur en livrant autour de soi ces éclats de nous-même, fulgurant de beauté, car de ce feu de vie qui brûle en nous, nous en incarnons la majesté.
Qu’en faisons nous alors ?
Rester ouvert, suspendre le temps et en accepter l’immobilité rassurante, puis décider de respecter la vie en moi et chez les autres.
Alors seulement, oui, je pourrais être dans ce droit d’être moi, et plonger dans « ce qui je suis » qui me tend les bras avec tant d’ardeur et de passion
Et dans ce respect de moi-même, pouvoir offrir ma part à ce monde, sans y trainer mes douleurs, sans y apporter mes souffrances, juste être en transparence mon irremplaçable manière d’être…

DU CONNU VERS L’INCONNU … ET DE L’INCONNU JUSQU’À L’INEXPLORÉ

Je navigue en permanence entre ce que je maîtrise et ce qui me dépasse.
Cette part de moi que je connais dans le rouage parfait de mes habitudes, de mes certitudes, de mon conditionnement, sur mes expériences passée, de mes connaissances. Je connais ma figure, je sens le pourtour de mes muscles et ressens les effleurements sur ma peau. Je palpe et j’étreins, je vois et je touche, je renifle et je goûte.

Cet univers est tangible et définissable. J’en ai repéré les limites, prouvables, rassurantes, sécurisantes. J’ai la représentation du monde et de moi-même dans ma finitude. Je peux décrire le monde, édicter mes règles et accepter celle de la société dans laquelle je vis. C’est une dimension repérable de ma vie. Mon expérience terrestre dans ma toute puissante « humanitude » et étonnante « animalité » et une légèreté insoutenable de l’être.

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Et puis il y a le reste, de l’inconnu à l’inexploré … Le ciel dont je ne puis mesurer l’immensité, de l’invisible que mes sens ne peuvent appréhender, la couleur du monde tel un bleu immatériel et fluide qui glisse entre les doigts, la vibration de la mélodie du violon. Le sentiment de joie qui frappe sans crier gare et qui repart. La voie d’aventure, cette inconnue qui s’ouvre tous les jours à moi et dont je ne sais pas ce que je puis découvrir après. Un monde hors de moi et dont je fais en même temps paradoxalement et intégralement parti.

Un ailleurs vif et décisif qui me dépasse : l’élan de vie qui pousse à créer, qui surgit d’un nulle part mystérieux et qui investit l’être qui est en processus de création, en mouvement d’action… Elle repose sur l’inconnu dans une pulsion profonde, le vertige d’un inexploré ou ma conscience humaine avance sans même qu’elle ne s’en rende compte.
Quelque chose qui pourrait être de l’ordre du feu du Nagual des chamans.

Cette acuité aux espaces qui nous entoure peut être troublant, cela dit cette capacité n’est pas propre à moi seulement, elle a été donnée à tout être humain qui naît.
Je suis moi-même un miracle de création au même titre que mon chat, que l’escargot sur ma pelouse le merle sur la branche ou l’arbre qui vit dans la forêt. Dans cet univers de miracle, je rejoins et me fonds dans la musique divine qui habite l’espace dans sa vibration la plus pure.

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Quel pas de plus pour être heureuse ?
Libérer ma louve intérieure et devenir une belle sorcière douce qui composera avec les deux univers qui s’entrecroisent à mon insu ?
Plus sérieusement : apporter mon potentiel à m’occuper des êtres que j’aime, à chérir les instants de paix, à remercier le Ciel de cette chance, qui tous les jours m’apporte mon pain et la chaleur de mes amis ?
« Aucune loi ne peut être tenue pour sacrée si ce n’est celle de ma propre nature » : cette loi sacrée de ma propre nature pour cultiver le sacre de mes liens avec une communauté humaine et fraternelle ?

 

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UNE FAÇON DE TROUVER MON PROPRE SOLEIL ?

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Qu’est ce qui est le plus important dans la vie ? : moi, bien évidemment. Même dans le désintéressement le plus complet, je reste l’épicentre de mon intérêt à cette vie qui m’est dédiée. Qui me ferait l’aveu contraire que ce n’est pas soi-même qui nous intéresse le plus sur cette planète ?

Par les indicateurs de mes émotions, je suis mon propre guide. Je suis le canal qui me mène au monde et aux autres.
Qui, à par moi-même, est capable de m’emmener vers la qualité de vie dont j’ai le désir ardent ?
Et cette attention perpétuelle portée à moi-même pourrait-elle exaspérer les autres ?
Pour celles et ceux qui sont dans le tissage des relations, non. Nous nous construisons individuellement et paradoxalement ensemble aussi.
Pour les autres … agacés, sans doute cette question leur rappelle-t-elle qu’ils ne se prennent pas suffisamment en compte dans leur propre existence, vie et perception de soi.

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« Dis-moi la vérité, sois sincère avec moi » chuchote la voix du vent.
J’aime le vent qui échevèle, apporte des bourrasques dans la tête, chamboule l’horizon de mes certitudes. Ce point d’insécurité qui me galvanise. Élargir ma zone de confort ? Que fais-tu alors Nathalie? Te réfugies tu dans ta jolie coquille ou bien vas dehors humer l’odeur de la terre, des hommes, des forêts… explorer le monde au grand vent du souffle de l‘humanité, de ton humanité, de ta liberté ?

Cicéron (philosophe romain 100 ans avant JC) me donne 6 erreurs humaines à ne pas commettre, et m’informe que tout est question d’attitude : de moi envers moi-même et de moi envers cette réalité qui forme le monde qui m’entoure.

1°) L’ILLUSION QU’UN GAIN PERSONNEL SE FAIT TOUJOURS AU DÉPENS DES AUTRES
J’aime à croire que nous sommes tous nés pour vivre en confiance, construire ensemble sans avoir à nuire à l’autre…. Je suis adepte de la bienveillance.

2°) LA TENDANCE A S’INQUIÉTER DE CHOSES QUE NOUS NE POUVONS CHANGER OU CORRIGER
Sur quoi avons-nous prise ou pouvoir ? Bien peu de choses en fait, penser le contraire est illusoire
Faut-il donc s’angoisser pour cela ?

3°) INSISTER SUR LE FAIT QU’UNE CHOSE EST IMPOSSIBLE PARCE QUE NOUS SOMMES INCAPABLES D’EN VENIR A BOUT
Ce n’est pas parce que moi personnellement je n’en ai pas les compétences ou les capacités que mes amis seraient aussi dans cette incapacité. Je ne transfère pas mes projections sur les autres. Je reste sur mon territoire et je permets aux autres de se mouvoir sur le leur et d’y exploiter leur plus superbe potentiel.

4°) REFUSER DE LAISSER DE CÔTé DES PRIORITÉS EN RÉALITÉ INSIGNIFIANTES
Là où je porte mon attention, j’y apporte mon énergie. Focaliser mon attention, donc, avec respect, amour et intelligence pour ne pas faire de gaspillage inutile d’énergie et me préserver pour le meilleur à venir …

5°) NÉGLIGER LE DÉVELOPPEMENT ET LE RAFFINEMENT DE L’ESPRIT ET NE PAS ACQUÉRIR L’HABITUDE DE LA LECTURE ET DE L’ETUDE
La curiosité, l’apprentissage, lire, étudier… Nourrir mon esprit, structurer ma pensée pour renforcer mon discernement. Comme un fin gourmet choisir ce qui m’élève, me grandit, élargit mon espace plutôt que de me gaver d’une multitude de données qui détourne mon attention pour me mener à du vide.

6°) TENTER DE FORCER LES AUTRES A CROIRE LES MÊMES CHOSES ET A VIVRE DE LA MÊME FAÇON QUE NOUS
Respecter les autres et ne pas porter de jugement. Et veiller à rester sur mon territoire sans empiéter sur celui de mon voisin…

Un pas de plus pour être heureuse ?
Un peu de nettoyage et de clarté dans mes croyances, mes valeurs, mes plaisirs seraient utiles. Encore un peu de patience, dans quelques semaines sera le printemps, les graines plantées germeront … Elles pousseront à l’éclat de mon propre soleil.

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DESSERRER LE FREIN A MAIN ET SE LAISSER IMMERGER PAR LA CURIOSITÉ

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« Ayez assez de joie pour desserrer le frein à main » est la dernière phrase du dernier roman d’Alexandre Jardin.
 
Si je desserre le frein à main, là et maintenant, cela veut dire que je prends conscience que je ne suis pas à ma puissance maximum, que j’ai besoin de lâcher quelque chose, pour oser aller plus loin, plus en intensité, plus passionnément… que je doive aussi laisser de côté la voix de la prudence qui me demande de toujours faire attention à tout ? Desserrer le frein à main et prendre des risques …
Car après tout, sur mon lit de mort dans une cinquantaine d’années, quel constat de vie me laissera partir en paix, contente de moi ?
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Et puis me direz-vous, de quoi ai-je besoin pour desserrer ce frein à main ?
 
D’ un enthousiasme frétillant et pétillant, de curiosité profonde et sage. Comment stimuler ces énergies qui poussent à l’action ?
Je fixe la ligne de mire, celle de mon rêve, celle de mes intentions profondes.
 
Comment continuer sans relâche à fixer la ligne de mire ?
La curiosité. La curiosité de découvrir qui je puis être lorsque je desserre le frein ?
Et si j’avais peur de découvrir ce moi-même dans mon superbe potentiel ? Comme le dit si bien Marianne Williamson dans un de ces célèbres textes : la peur la plus profonde n’est pas d’échouer mais de découvrir les merveilles dont je suis capable.
 
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Lorsque je desserre le frein à main (le frein de la réserve, de la prudence, du doute), mon univers prend une dimension délicieusement exagérée. Mon âme s’allège, s’élève. Une bouffée d’oxygène divine me propulse dans tous les champs imaginables du possible.
Ne plus me poser de question et foncer, y aller.
 
A imaginer des risques, à avoir peur d’un danger, mon mental disait « chut, encore un peu de patience… »
Puis mon cœur, mon énergie de vie qui pousse à agir s’est mise à piaffer d’impatience.
 
Un pas de plus pour être heureuse ?
Agir avec l’intelligence du cœur : comme le dit si joliment la Bête à la Belle
 
« Pensez à ce que vous désirez depuis toujours, trouvez le dans votre esprit, et ressentez le dans votre cœur … »
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DE LA NÉCESSITE DE CRÉER MA BULLE POUR PROTÉGER CE QUI EST MAGNIFIQUE EN MOI

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La réalité dans laquelle je vis possède paradoxalement deux facettes :

* La première est la version extérieure et agressive qui me heurte chaque jour, cette violence d’une réalité misérable crée par l’humanité à laquelle j’appartiens pourtant, la plongée dans une certaine absurdité qui contraint mon âme, mon être à vivre à la limite de l’étouffement et déconnecté de moi-même, déraciné du Sacré et de son essence.

* La deuxième est celle de la bulle dans mon monde, personnelle et intime, mon RÉEL, dont les antennes cherchent avec affolement et plus ou moins de succès à se connecter à la partie divine et sacrée de la Vie, goûter, aimer et m’aimer.
Sans cette connexion à ma propre déesse ou l’énergie de mon enfant intérieur, point de réussite ou d’objectif atteint.
Elle est le fondement de mon élan à créer, avancer, respirer et vivre ma relation à l’autre. A aimer ce que je fais.

Cette bulle si légère dans laquelle mon âme agit et vibre. Cette bulle à moi, vivifiante de joie où je pose le sacre d’un amour sans fin à cette expérience de vivre. Cette bulle intégrée à ce monde de chacun que j’évoque si souvent, étanche aux intempéries d’une aube angoissante. Ma bulle dans mon monde que je préserve tel un sanctuaire de paix où je peux me recueillir avec confiance.
L’agressivité de la réalité m’oblige à créer ma bulle de protection. Ce refuge où je puis être moi dans toute ma vulnérabilité et y cultiver le feu de mon enthousiasme et faire pousser les fleurs précieuses de mon authenticité.

UN PAS DE PLUS POUR ETRE HEUREUSE ?
Me préserver des relents néfastes d’une réalité qui n’appartient pas à mon Réel. Garder étanche cette bulle pour créer et construire chacun de mes projets dans la clarté de Qui je suis, pour me choisir MOI et non pour faire plaisir à l’autre.

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DÉVELOPPER MA VISION DE VIE

DÉVELOPPER MA VISION DE VIE aujourd’hui pour mieux préparer la vie que je veux vivre en 2017

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Avoir la vision de son projet de vie … pas simple.

Je ne puis m’empêcher d’illustrer la vision de vie entrepreneuriale (décider de prendre sa vie en main c’est entreprendre) en vous présentant le travail de Kirsty Mitchell, photographe anglaise. Elle seule a la vision de ce qu’elle veut réaliser, telle une personne qui décide de prendre sa vie en main et qui sait prendre cette distance nécessaire pour magnifier son projet de vie, le projet de ce qu’elle a envie de vivre ou de ce que ses tripes lui demandent de vivre.

Naissance de l’idée/rêve, gestation, préparation, création, réalisation, concrétisation et l’œuvre émerge dans toute sa splendeur. Atteindre son rêve sans brûler les étapes.
Kirsty Mitchell est entourée d’une équipe, et en même temps, j’insiste sur le fait qu’elle seule porte le projet et la minutie apportée à chaque détail indique bien qu’elle tend toute entière vers son « œuvre » . Si vous aviez vu dans sa tête ce qu’elle était prête à réaliser, à impliquer pour réaliser son rêve de création : l’auriez-vous suivi ?

Le plus beau, tout au moins ce qui moi me fascine personnellement, ce n’est pas tant l’œuvre achevée, mais la source qui a fait naitre dans l’esprit de Kirsty ce rêve précis d’une photo. Il en va de même pour notre vie à vivre. Cette idée comme un désir ardent a jailli, Kirsty l’a fait naitre quelque part en elle, elle s’est laissée portée puis elle a eu suffisamment de confiance en elle et en son intuition pour vouloir l’exprimer à sa manière.

Quel est ce mystère qui fait poindre en nous cette magie créatrice et créative qui nous transporte parfois bien au-delà de nos propres limites ?
Vous-même êtes-vous parvenu à explorer cette dimension en vous ou naissent vos idées les plus follement créatrices ?
Ou comment gérer le fait que nous renions bien souvent ce désir profond de nous-même ?
Kirsty Mitchell Photography

Wonderland – ‘The Fade of Fallen Memories’ from Kirsty Mitchell Photography on

INTERPRÉTER CE QUE MON MONDE NE PEUT COMMUNIQUER AU TIEN…

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Nos univers personnels sont sans cesse dans la mouvance d’une valse acrobatique. Le plus merveilleux serait de pouvoir harmonieusement accompagner ce mouvement pour éviter les percussions blessantes de nos galaxies qui, inéluctablement, créent des dommages collatéraux parfois bien inutiles.
 
Mon monde et ses vécus intérieurs sont ce qui fait qui je suis. Mon monde n’est pas le tien et c’est naturel. Ce que je sais du monde ne sera jamais connu que de moi. Je garde en moi ma vision, parce qu’elle est en grand partie incommunicable à l’autre.
Alors vivre en paix, tous ensembles, sans se heurter serait-il possible ? Nous nous emberlificotons si souvent dans nos trajectoires. Saperlipopette, quelles histoires parfois 
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Ces mondes qui nous appartiennent de façon si intime sont nos territoires. Le respect de mon territoire implique ta « non intrusion » sur mon territoire.
« Permets-moi cette liberté de vivre ce que j’ai à vivre, aussi cruelle qu’elle te semblerait être. Apprends-moi à me responsabiliser en respectant mon territoire, mon monde. Certes, il y a des règles de vie communes ou en société à suivre, mais dès lors qu’il s’agit de mon intégrité, de mes émotions, laisse-moi les vivre comme la vie m’insuffle de le faire. Quitte à ce que je me fasse mal, que je me blesse aux aspérités de la vie. Comment parviendrais-je à m’élever, à avoir du discernement si par souci excessif de sécurité pour moi, tu me coupes à tout apprentissage de la vie ? Ces montagnes à franchir, c’est moi qui dois en gravir les sentiers, non toi.
Et puis, il y a intrusion parce que tu voudrais que je modèle mon monde sur le tien… Que je nivelle mes valeurs aux tiennes. Comment sais-tu qu’elles me conviennent puisque tu le sais à présent, nos mondes se côtoient et sont incommunicables même si nous dansons ensemble ? Tout ce que tu sais de moi, ce que tu vois de moi n’est que ton interprétation à travers le prisme de ton monde à toi.
Pourquoi cherches-tu sans cesse à contrôler ce que je fais, à vouloir me changer, à émettre ton avis sur ce qu’il te semblerait le mieux pour moi.
Si tu cessais d’intruser sur mon territoire, cela me ferait du bien peut-être… Je suis qui je suis et les expériences que j’ai à vivre sont les miennes. Qu’elles soient agréables, géniales ou torturantes.
Nous co-existons, nous co-développons, nous co-créons, je n’ai jamais entendu qu’il était possible de co-vivre, parce que l’expérience de vivre est intime, personnelle, intrinsèque à qui je suis dans ce monde qui n’est que le mien.
C’est ce mystère qui fait la beauté de qui nous sommes, mon ami. »
 
Le pas de plus pour être heureuse ? rester sur mon territoire, respecter celui des autres
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L’AVENTURE DE PENSER

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Penser ma vie
Un droit ? c’est indiscutable
Un besoin ? pour moi, sans doute pas pour tous
Un devoir ? qui pourrait me l’imposer, sinon moi-même ?

M’aimer moi-même
Un droit ? il est inaliénable
Un besoin ? essentiel pour moi, pas pour tous
Un devoir ? qui pourrait me l’autoriser sinon moi-même ?

Les minutes s’égrènent et s’élancent comme des fines bulles, le temps que je savoure s’envole puis revient vers moi inlassablement, les journées se fluidifient comme une poudre douce et dorée à travers mes doigts.

Je valse dans mon monde, ce monde est l’œuvre de ma vie. Tout ce que j’ai vécu, ce que je vis, ressens, analyse, capte ou interprète appartient à mon monde. Et mon monde côtoie celui des autres. J’ai parfois l’impression farfelue que nous formons une superbe galaxie de cœur et de vivance (vivance : « ce rayonnement, cette lumière intime qui nous habite et qui émane de nous à certains moments de notre vie » Jacques Salomé), malgré tout nous restons notre propre planète émotionnelle.

Certains aiment écrire leur vie, moi j’aime me pencher sur mes pensées. Elles sont issues de mon monde. Peut-être s’accorderont-elles à celles d’autres qui écrivent ou lisent. Il est un fait que j’aime me rêver, étudier ma singularité. Et étudier celles de tous les êtres qui gravitent dans ma sphère.
Ces univers impénétrables et mystérieux que nous sommes tous, tout un chacun, éveille ma curiosité. Cela dit, si la vie était sérieusement explicable, elle ne serait qu’ennui.

C’est le tissu des destins entremêlés que je trouve fascinant. Et ce sont nos actions liées à nos intentions qui créent le monde tangible dans lequel nous évoluons au quotidien.
La magie de cette aventure de penser jaillit de l’intérieur de mon monde et non de l’extérieur.
Ceux qui tiennent la vie comme un combat de corps à corps, qui sont le plus proches d’elle, ne seraient-ils pas ceux qui survivent (pauvreté ou maladie) ou ont survécu (épreuves diverses) : chaque jour qui se vit est un nouveau défi de vie pour continuer la danse qui se propose.
Penser est une chose, l’action est ce qui donne le ciment à ma pensée.

Un pas de plus pour être heureuse ? Je pense et je me mets en action.

 

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