Donner et recevoir, simplement de l’amour

Aimer quelqu’un, c’est le dépouiller de son âme, et c’est lui apprendre aussi -dans ce rapt- combien son âme est grande, inépuisable et claire. Nous souffrons tous de cela : de ne pas être assez volés. Nous souffrons de forces qui sont en nous et que personne ne sait piller pour nous les faire découvrir.

Christian Bobin

Nous avons tant d’amour à donner, à recevoir, et en même temps dans cette société de cloisonnement nous ne savons plus comment nous y prendre. Donner et recevoir, simplement. Ça parait suspect. On préfère la méfiance, les barrières qui nous mettent au chaud dans une terrible souffrance de solitude. On meurt d’être coupé du monde et de l’univers.

Heureusement il existe des oasis sur terre, rares, mais ils se multiplient car nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir nous élever avec l’autre et grâce aux autres. En conscience.

Nathalie

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La vie conspire à mon bonheur

A mon volant ou dans le taxi, toujours pressée, toujours en retard, toujours en malaise d’aspirer à une belle et apaisante vie et de vivre plutôt son contraire …
Toujours, me suis-je demandée, comment faisaient ces plaisanciers de la vie assis à une terrasse de café, à bénéficier d’un temps qu’ils prennent pour eux …
Connaitre cette détente délicieuse de n’avoir rien à faire, là, dans l’instant présent sinon à siroter un moment de joie, de ce plaisir à flâner… le farniente …
Oui, je voudrais être de celles-là qui s’assoupissent sous le rayon doux du soleil printanier, un livre et un thé à la main, bercée par le clapotis bruissant d’une ville qui a un coeur qui bat … un jour, peut-être … à suivre…
Nathalie

Être ardemment à moi-même

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La profondeur c’est le silence.

Ce silence vivant parce qu’il vibre en moi. La vie est silencieuse, elle avance et ne dit rien. Elle fait son chemin. Nous la décorons de nos peines et de nos joies. Elle porte les rubans tristes ou chatoyant de nos états d’âme. Toujours, elle va de l’avant. Les questions sont mes misères quand je ne la vois pas.

Son silence lumineux n’est perçu que par l’attention que je porte en moi.

Nous sommes lumière quand nous apportons de l’amour à ce monde.

Nathalie

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FEMME, TOUT SIMPLEMENT

« C’est quelque chose de très mal compris en occident, où les femmes sont simplement une parure, une distraction, ou une sensualité. Mais la femme, c’est quelque chose de beaucoup plus solide, silencieux et fort.
C’est la base de l’homme la femme. Parce qu’elle est là, il peut créer et se développer. Si elle n’est pas là, on ne peut pas créer »
Satprem
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Je reviens de très loin. Je suis descendue jusqu’au plus profond des abysses. J’y ai fais dissoudre mes illusions, mes doutes, mes espoirs dans ces abysses mystérieuses, j’y suis devenue tout et rien à la fois… Puis, je suis remontée à la surface, doucement, pour ne plus me heurter, en restant attentive à la moindre de mes cellules de vie, dans le silence. Dépouillée et nue. Dans le silence le plus absolu. Pas d’image, pas de son, pas de pensée, plus d’émotions. Le silence pourtant assourdissant d’une paix. Décrire une image de paix délicieuse serait mensonger.
La paix n’est pas délicieuse, elle se vit, elle est tout simplement. J’ai plongé en son coeur.
De cet immense abysse d’où je m’extirpe, je prends ma forme originelle et je deviens celle que je suis et que j’aurais toujours dû être. Je suis moi, je suis vous, je suis toutes les innocences. Pour combien de temps ? Tout est impermanence, rien n’est acquis en ce vaste monde d’incertitudes peuplé de gens à certitudes. Je vais où je dois aller. En confiance. Et j’aime. En toute simplicité.
marco-de-waal-151139
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Vivre plus… et dans le bon sens

« On devrait toujours vivre plus, convoquer le plaisir, jubiler en fanfare ! »
Alexandre Jardin
 
Vivre plus … oui dans le bons sens, pour avoir une vie aussi charnue, fraiche et gourmande que les belles figues à la peau soyeuse et lisse. Une vie pleine de bosses, de chaos et de lumière à la fois.
Une vie pour laquelle je serais fière d’avoir vécu, à la fin de cette vie je m’exclamerai : « je suis fière de ce que j’ai fait, fière de ce que j’ai vécu, partagé, bâti »
Pour cela, il faut avoir le sens de la vie et qu’est ce donc que ce sens de la vie ? Au delà de la compréhension des systèmes ou de l’univers, il nous faut d’abord comprendre les nôtres intérieurs, tapis au fond de nous, si intimes ou méconnus, savoir saisir au vol de l’instant cette vie que nous incarnons. Lui rendre honneur en livrant autour de soi ces éclats de nous-même, fulgurant de beauté, car de ce feu de vie qui brûle en nous, nous en incarnons la majesté.
Qu’en faisons nous alors ?
Rester ouvert, suspendre le temps et en accepter l’immobilité rassurante, puis décider de respecter la vie en moi et chez les autres.
Alors seulement, oui, je pourrais être dans ce droit d’être moi, et plonger dans « ce qui je suis » qui me tend les bras avec tant d’ardeur et de passion
Et dans ce respect de moi-même, pouvoir offrir ma part à ce monde, sans y trainer mes douleurs, sans y apporter mes souffrances, juste être en transparence mon irremplaçable manière d’être…

DU CONNU VERS L’INCONNU … ET DE L’INCONNU JUSQU’À L’INEXPLORÉ

Je navigue en permanence entre ce que je maîtrise et ce qui me dépasse.
Cette part de moi que je connais dans le rouage parfait de mes habitudes, de mes certitudes, de mon conditionnement, sur mes expériences passée, de mes connaissances. Je connais ma figure, je sens le pourtour de mes muscles et ressens les effleurements sur ma peau. Je palpe et j’étreins, je vois et je touche, je renifle et je goûte.

Cet univers est tangible et définissable. J’en ai repéré les limites, prouvables, rassurantes, sécurisantes. J’ai la représentation du monde et de moi-même dans ma finitude. Je peux décrire le monde, édicter mes règles et accepter celle de la société dans laquelle je vis. C’est une dimension repérable de ma vie. Mon expérience terrestre dans ma toute puissante « humanitude » et étonnante « animalité » et une légèreté insoutenable de l’être.

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Et puis il y a le reste, de l’inconnu à l’inexploré … Le ciel dont je ne puis mesurer l’immensité, de l’invisible que mes sens ne peuvent appréhender, la couleur du monde tel un bleu immatériel et fluide qui glisse entre les doigts, la vibration de la mélodie du violon. Le sentiment de joie qui frappe sans crier gare et qui repart. La voie d’aventure, cette inconnue qui s’ouvre tous les jours à moi et dont je ne sais pas ce que je puis découvrir après. Un monde hors de moi et dont je fais en même temps paradoxalement et intégralement parti.

Un ailleurs vif et décisif qui me dépasse : l’élan de vie qui pousse à créer, qui surgit d’un nulle part mystérieux et qui investit l’être qui est en processus de création, en mouvement d’action… Elle repose sur l’inconnu dans une pulsion profonde, le vertige d’un inexploré ou ma conscience humaine avance sans même qu’elle ne s’en rende compte.
Quelque chose qui pourrait être de l’ordre du feu du Nagual des chamans.

Cette acuité aux espaces qui nous entoure peut être troublant, cela dit cette capacité n’est pas propre à moi seulement, elle a été donnée à tout être humain qui naît.
Je suis moi-même un miracle de création au même titre que mon chat, que l’escargot sur ma pelouse le merle sur la branche ou l’arbre qui vit dans la forêt. Dans cet univers de miracle, je rejoins et me fonds dans la musique divine qui habite l’espace dans sa vibration la plus pure.

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Quel pas de plus pour être heureuse ?
Libérer ma louve intérieure et devenir une belle sorcière douce qui composera avec les deux univers qui s’entrecroisent à mon insu ?
Plus sérieusement : apporter mon potentiel à m’occuper des êtres que j’aime, à chérir les instants de paix, à remercier le Ciel de cette chance, qui tous les jours m’apporte mon pain et la chaleur de mes amis ?
« Aucune loi ne peut être tenue pour sacrée si ce n’est celle de ma propre nature » : cette loi sacrée de ma propre nature pour cultiver le sacre de mes liens avec une communauté humaine et fraternelle ?

 

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UNE FAÇON DE TROUVER MON PROPRE SOLEIL ?

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Qu’est ce qui est le plus important dans la vie ? : moi, bien évidemment. Même dans le désintéressement le plus complet, je reste l’épicentre de mon intérêt à cette vie qui m’est dédiée. Qui me ferait l’aveu contraire que ce n’est pas soi-même qui nous intéresse le plus sur cette planète ?

Par les indicateurs de mes émotions, je suis mon propre guide. Je suis le canal qui me mène au monde et aux autres.
Qui, à par moi-même, est capable de m’emmener vers la qualité de vie dont j’ai le désir ardent ?
Et cette attention perpétuelle portée à moi-même pourrait-elle exaspérer les autres ?
Pour celles et ceux qui sont dans le tissage des relations, non. Nous nous construisons individuellement et paradoxalement ensemble aussi.
Pour les autres … agacés, sans doute cette question leur rappelle-t-elle qu’ils ne se prennent pas suffisamment en compte dans leur propre existence, vie et perception de soi.

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« Dis-moi la vérité, sois sincère avec moi » chuchote la voix du vent.
J’aime le vent qui échevèle, apporte des bourrasques dans la tête, chamboule l’horizon de mes certitudes. Ce point d’insécurité qui me galvanise. Élargir ma zone de confort ? Que fais-tu alors Nathalie? Te réfugies tu dans ta jolie coquille ou bien vas dehors humer l’odeur de la terre, des hommes, des forêts… explorer le monde au grand vent du souffle de l‘humanité, de ton humanité, de ta liberté ?

Cicéron (philosophe romain 100 ans avant JC) me donne 6 erreurs humaines à ne pas commettre, et m’informe que tout est question d’attitude : de moi envers moi-même et de moi envers cette réalité qui forme le monde qui m’entoure.

1°) L’ILLUSION QU’UN GAIN PERSONNEL SE FAIT TOUJOURS AU DÉPENS DES AUTRES
J’aime à croire que nous sommes tous nés pour vivre en confiance, construire ensemble sans avoir à nuire à l’autre…. Je suis adepte de la bienveillance.

2°) LA TENDANCE A S’INQUIÉTER DE CHOSES QUE NOUS NE POUVONS CHANGER OU CORRIGER
Sur quoi avons-nous prise ou pouvoir ? Bien peu de choses en fait, penser le contraire est illusoire
Faut-il donc s’angoisser pour cela ?

3°) INSISTER SUR LE FAIT QU’UNE CHOSE EST IMPOSSIBLE PARCE QUE NOUS SOMMES INCAPABLES D’EN VENIR A BOUT
Ce n’est pas parce que moi personnellement je n’en ai pas les compétences ou les capacités que mes amis seraient aussi dans cette incapacité. Je ne transfère pas mes projections sur les autres. Je reste sur mon territoire et je permets aux autres de se mouvoir sur le leur et d’y exploiter leur plus superbe potentiel.

4°) REFUSER DE LAISSER DE CÔTé DES PRIORITÉS EN RÉALITÉ INSIGNIFIANTES
Là où je porte mon attention, j’y apporte mon énergie. Focaliser mon attention, donc, avec respect, amour et intelligence pour ne pas faire de gaspillage inutile d’énergie et me préserver pour le meilleur à venir …

5°) NÉGLIGER LE DÉVELOPPEMENT ET LE RAFFINEMENT DE L’ESPRIT ET NE PAS ACQUÉRIR L’HABITUDE DE LA LECTURE ET DE L’ETUDE
La curiosité, l’apprentissage, lire, étudier… Nourrir mon esprit, structurer ma pensée pour renforcer mon discernement. Comme un fin gourmet choisir ce qui m’élève, me grandit, élargit mon espace plutôt que de me gaver d’une multitude de données qui détourne mon attention pour me mener à du vide.

6°) TENTER DE FORCER LES AUTRES A CROIRE LES MÊMES CHOSES ET A VIVRE DE LA MÊME FAÇON QUE NOUS
Respecter les autres et ne pas porter de jugement. Et veiller à rester sur mon territoire sans empiéter sur celui de mon voisin…

Un pas de plus pour être heureuse ?
Un peu de nettoyage et de clarté dans mes croyances, mes valeurs, mes plaisirs seraient utiles. Encore un peu de patience, dans quelques semaines sera le printemps, les graines plantées germeront … Elles pousseront à l’éclat de mon propre soleil.

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DESSERRER LE FREIN A MAIN ET SE LAISSER IMMERGER PAR LA CURIOSITÉ

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« Ayez assez de joie pour desserrer le frein à main » est la dernière phrase du dernier roman d’Alexandre Jardin.
 
Si je desserre le frein à main, là et maintenant, cela veut dire que je prends conscience que je ne suis pas à ma puissance maximum, que j’ai besoin de lâcher quelque chose, pour oser aller plus loin, plus en intensité, plus passionnément… que je doive aussi laisser de côté la voix de la prudence qui me demande de toujours faire attention à tout ? Desserrer le frein à main et prendre des risques …
Car après tout, sur mon lit de mort dans une cinquantaine d’années, quel constat de vie me laissera partir en paix, contente de moi ?
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Et puis me direz-vous, de quoi ai-je besoin pour desserrer ce frein à main ?
 
D’ un enthousiasme frétillant et pétillant, de curiosité profonde et sage. Comment stimuler ces énergies qui poussent à l’action ?
Je fixe la ligne de mire, celle de mon rêve, celle de mes intentions profondes.
 
Comment continuer sans relâche à fixer la ligne de mire ?
La curiosité. La curiosité de découvrir qui je puis être lorsque je desserre le frein ?
Et si j’avais peur de découvrir ce moi-même dans mon superbe potentiel ? Comme le dit si bien Marianne Williamson dans un de ces célèbres textes : la peur la plus profonde n’est pas d’échouer mais de découvrir les merveilles dont je suis capable.
 
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Lorsque je desserre le frein à main (le frein de la réserve, de la prudence, du doute), mon univers prend une dimension délicieusement exagérée. Mon âme s’allège, s’élève. Une bouffée d’oxygène divine me propulse dans tous les champs imaginables du possible.
Ne plus me poser de question et foncer, y aller.
 
A imaginer des risques, à avoir peur d’un danger, mon mental disait « chut, encore un peu de patience… »
Puis mon cœur, mon énergie de vie qui pousse à agir s’est mise à piaffer d’impatience.
 
Un pas de plus pour être heureuse ?
Agir avec l’intelligence du cœur : comme le dit si joliment la Bête à la Belle
 
« Pensez à ce que vous désirez depuis toujours, trouvez le dans votre esprit, et ressentez le dans votre cœur … »
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