S’AUTORISER A ETRE VULNERABLE

S’AUTORISER A ETRE VULNÉRABLE, UN PAS DE PLUS POUR ETRE HEUREUSE ?

Lors d’une séance d’éthologie équine avec mon amie Nathalie Guillaume et Sea Crest, son beau cheval (Sea Crest : écume des mers mais moi je l’entendais comme « secret »,comme s’il allait me murmurer un secret) je me suis sentie extrêmement vulnérable face à ce cheval. Sa masse, son poids, son volume, il me faisait un peu peur et en même temps il me semblait tellement sympathique.

Collaborer avec Sea Crest sur cette séance de connexion avec moi-même et mes émotions, c’était comme si je me regardai dans un miroir. Le cheval a une telle capacité d’empathie qu’il n’était que le reflet de ce que je ressentais. Communiquer avec Sea Crest, sans mots rien que par l’attitude, tout reposait dans ma manière de lui indiquer ce que je voulais qu’il fasse. Lui demander l’arrêt, de faire demi-tour fut relativement aisé avec les conseils de Nathalie. Mais quand il s’est arrêté à deux reprises en me regardant de ses grands yeux doux de velours, parce qu’il attendait tout simplement que je lui dise ce que je voulais de lui, je me suis sentie un peu misérable.
Deux choses :
1) j’ai découvert que je n’osais pas affirmer mon autorité, faire des gestes plus amples, plus grands, plus vifs me gênaient, comme si j’avais peur qu’il me remarque trop. C’est un peu idiot puisque justement il n’attendait que cela, pour être rassuré.
2) Je me suis sentie vulnérable oui : J’avais la crainte que le cheval ne me juge, qu’il me trouve incompétente à lui faire passer le message. Et bingo, dès que le cérébral et les doutes ont effleurés mon esprit (je me mettais à réfléchir sur le comment je pouvais interagir avec lui pour lui faire faire ce que je lui demandais, la connexion naturelle et intuitive s’est interrompue). Par mon cérébral, j’ai stoppé la communication corporelle entre lui et moi.
Constat : j’ai encore un travail à explorer sur ma confiance en soi et pour trouver ma place juste dans l’espace et avec les autres.

Pour agir sur Sea Crest, j’agissais sur sa bulle de protection. J’avais la mienne aussi. Nos espaces de protection respectifs se frôlaient et interagissaient. C’est extrêmement étonnant de ressentir physiquement cet espace pourtant invisible à nos yeux.
Sea Crest est aussi venu me marcher sur les pieds, m’a bousculé : Nathalie dit que je suis si accueillante que j’autorisais inconsciemment Sea Crest à entrer dans ma bulle de protection. Moi personnellement je me suis sentie un peu vexée car j’ai eu ce sentiment douloureux d’être transparente, comme lorsque j’étais enfant et que ma timidité maladive m’éloignaient de mes camarades. Solitude.
Deuxième constat : il faut que j’apprenne à mieux m’aimer, j’ai aussi pris conscience de ma propre présence (sensation chaleureuse de se sentir vivante non pas par l’exacerbation de sensations mais parce que face à Sea Crest je « suis ».
Merci Sea Crest, merci à moi, merci à ma vulnérabilité de me permettre d’être qui je suis, masque tombé, dans toute mon imperfection.
Eprouvez sa vulnérabilité, c’est sans doute une des seules façons d’éprouver son courage à être soi.
Donc aujourd’hui, un pas de plus vers mon bonheur d’être qui je suis, tout simplement

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s