TEMPS PRÉCIEUX, DE L’OR POUR VIBRER ET APPRENDRE A VIVRE INTENSÉMENT ?

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Demain vendredi, j’ai un contrôle fiscal. L’aimable inspectrice se présentera à 9 heures. Il a fallu rassembler tous mes papiers et documents depuis 2013. Fichtre, la vraie guigne quoi.
J’ai l’impression de perdre un temps précieux à regrouper tous les éléments dont l’administration a besoin.

Temps précieux. 2013, il s’est échappé un long chapelet de moments vécus jusqu’à aujourd’hui. Je reste songeuse au-dessus de mon classeur aux relevés bancaires impeccablement rangés… Le temps, cette manne du ciel ou cette abondance offerte, qu’en ai-je fait durant ces trois dernières années ? Ce temps qui me permet d’aimer la vie dans toute sa somptuosité pour éviter de survivre et me permettre de VIVRE ?
Le temps, c’est la vie. Et de l’or pour vibrer. J’ai l’impression qu’il n’y a pas meilleur terrain pour honorer la Vie que ma vie au quotidien. Or, emportée par le flot de mes occupations plus ou moins passionnantes, je l’oublie mon temps précieux à moi. J’oublie donc de vibrer, de palpiter, de m’envoler.

J’ai cette sensation que le temps se met tout à coup à glisser entre mes doigts. Aurais-je besoin de revisiter mon rapport au temps ? Pour honorer cette Vie que je vénère, j’ai cessé de convoiter le temps. Un temps intéressé au meilleur coût possible est un temps qui ne respire pas à l’aise. Permettre à mon temps précieux de respirer, c’est le garder vivant et moi aussi me garder VIVANTE par la même occasion !

Le temps s’étire langoureusement quand je savoure une bonne tisane ou une truffe au chocolat. Sa texture est différente quand je dois me lever tôt le lundi matin.
Combien de temps différents puis-je déguster ? Ses nuances, ses textures ou sa densité quand j’observe le temps qui passe à travers mon corps. Chacune de mes cellules, les sons, les parfums, les couleurs, cette succulence… Tout m’est donné par le sacre de la vie et du temps donné sur cette terre pour dévorer mon exquise expérience de vie.
Pour porter un regard respectueux sur lui, j’ai décidé de vivre en conscience mon rapport au temps, de conscientiser les gestes que je pose par rapport à lui. J’ai bien plus à y gagner que ma simple paix d’esprit. Je me laisse bercer par sa respiration, comme un fœtus dans le ventre de sa mère, mon rapport au temps s’apaise et j’ouvre un regard neuf sur cette vie qui m’accompagne et que je j’accompagne amoureusement dans une valse sensuelle et délicieuse. Car la vie est délice si je laisse le temps prendre ses aises et son espace.

Je m’aperçois que le temps sait m’accueillir, il souhaite même que je l’habite, que nous l’habitions. Il est prêt à me donner toute sa place si j’arrête de vouloir le compter, le mesurer, le planifier, le contrôler, le marchander ou le négocier.

Si je remplace les secondes par le battement de mon coeur et les minutes par le rythme de mon souffle que se passe-t-il ? Un pas de plus pour être heureuse ?

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