Entre 500 000 et 900 000 femmes ont été condamnées

en tant que sorcières et mises aux bûchers...

 

Je me demandais, parfois, pourquoi la médecine actuelle que l’on connait, fournisseuse en masse de clients à la puissante industrie pharmaceutique, médecine tenue par des hommes pour la grande majorité ambitieux de statuts sociaux, comment se faisait-il que cette seule médecine puissent avoir ce monopole de droit quasi divin en Occident… car ce système imposé et mis en place, rien ne semble pouvoir le remettre en question.

J’ai eu ma réponse dans le livre d’Odile Chabrillac, Âme de Sorcière et dans plusieurs stages que j’ai pu faire avec Charlotte Granet. Un énorme féminicide (ou sexocide ou gynocide termes utilisés selon l’historien ou historienne qui en parle) s’est opéré à partir du 10 ème siècle jusqu’au 17ème siècle.

Et les sources des historiens sont sûres : entre 500 000 et 900 000 femmes ont bien été condamnées en tant que sorcières et mises aux bûchers.

Ce fut pour ainsi dire : la confiscation de la connaissance aux femmes, pire, celle du droit à la connaissance et au savoir pour les femmes, et cela pour les siècles qui suivirent.

@ Alexander Kuzmin

Condamnées par l’Eglise catholique, elles étaient pour beaucoup des sage-femmes ou des guérisseuses. Elle proposaient des remèdes sur la base de leur connaissance et de la pharmacopée traditionnelle : les plantes.

D’autres étaient des femmes vieilles, seules et ayant des biens, sans héritiers qui suscitèrent la concupiscence de certains…

Femmes dites marginales, non conformes, dérangeantes et sans défense.

Elles furent brûlées ou noyées.

Bouc-émissaires de fantasmes, de projections des hommes dans une société moyenâgeuse gangrenée par la misère et dont la population souffrait d’une vie difficile. Pour simplifier , il fallait des responsables, donc les sorcières.

 

peinture de Joanna Wędrychowska

 

Cela dit, la chasse aux sorcières centrée en France et en Suisse principalement, est une vraie guerre de l’homme à la femme de connaissances.

Au Moyen-Âge, les universités de médecine se développent et il est interdit d’exercer la médecine si l’on ne sort de l’une de ces universités. Les guérisseuses, elles, continuent leurs activités. Elles étaient le « médecin du peuple », elles connaissaient les plantes pour soigner les fièvres et autres divers maux du quotidien, elles savaient gérer la fertilité des femmes et aussi les avortements.

Ces femmes de connaissances en médecine empirique furent accusées de sorcellerie car leurs pratiques qualifiées de païennes.

« En qualifiant les savoirs populaires de superstitieux, d’obscurantistes, voire de diaboliques, on substitue à la figure du guérisseur intégré à la communauté celle du médecin qui dispense sa médecine de haut. Le patient, privé de sa confiance en sa propre culture et de son ressenti, est désormais entretenu dans son impuissance. L’être humain est ainsi coupé de son propre corps, de ses semblables, coupé de la nature » extrait Âme de sorcière de Odile Chabrillac

Et du 15ème siècle jusqu’à ce jour, face à cette violence anti-féminine spectaculaire, les femmes se sont trouvées sous le joug des hommes.

Pour que leurs enfants ne soient pas persécutés à leur tour, les femmes de connaissances se turent et les transmissions orales de ces savoirs se perdirent…

Aujourd’hui, des métiers se réveillent, les femmes sortent au grand jour, vivant dans leur cheminement de femme à part entière, dans leur intégrité du Féminin.

Se réapproprier l’essence même du sens de notre naissance sous le sexe féminin.

Trop longtemps coupées de la nature et de leur propre nature de femme, elles se mettent en quête de ce que leurs ancêtres auraient pu leur léguer…

Un grand nombre de femmes se dirigent vers ces connaissances qui reviennent en surface, contrant en douceur et non sans difficultés l’obscurantisme légal de l’industrie pharmaceutique, chimique et sectaire et de la cohorte de ses médecins prescripteurs.

Des vocations naissent, naturopathe, sage-femmes libérales, doula, herboristes, thérapeutes ou accompagnante du Féminin, à la recherche du sacré profond de cette Terre qui nous porte et nous nourrit.

Et les autres, poétesses, écrivaines, philosophes, avocates, bénévoles d’associations, féministes militantes, chacune portant son histoire de douleur et de bonheur, à la quête de cette vérité d’elle-même en rendant service au plus grand nombre et à toutes les femmes du monde… 

 

 

 

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