LA SEULE CHOSE PRÉVISIBLE DANS MA VIE, C’EST SON IMPRÉVISIBILITÉ

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De tous les plans d’actions que j’ai pu élaborer avec le plus grand sérieux, rêver avec le plus grand enthousiasme, planifier avec la plus grande attention pour me construire un avenir que je me souhaitais aussi prometteur que la finesse d’un diamant vivant : finalement, dois-je l’avouer, je ne suis jamais venu à bout d’aucun d’eux en totalité.
Et cela par la grâce de ce qui compose le vif argent de ma vie : son imprévisibilité.

J’ai donc appris à m’adapter à l’imprévisible. Cette sorte de charme désinvolte qui me pousse toujours et encore à innover pour valser avec élégance avec les faits, les nouvelles, les déconfitures, les malheurs, les joies, l’amitié, l’amour et toutes les émotions qui tissent la fragile étoffe de la sensibilité humaine.

Dans ma façon de penser, de rêver, d’accompagner, d’écrire, de vous parler … Rien dans ce monde n’est immobile, tout est en constante évolution, parfois en crises légères ou terriblement acidulées qui éclatent comme des petites bulles à la surface d’une coupe du meilleur champagne.

Anticiper cette imprévisibilité serait donc savoir innover ? Si je M’innovais moi-même en 2017 ?
Garder le sourire, le rire au cœur et slalomer à travers les peines de ce monde auxquelles je ne puis rester insensible et ni ne puis complètement les intégrer sous peine de sombrer dans le chagrin :

Sur ce grand terrain de jeu que m’offre la vie en 2017,

1°) Je pars en voyage :
En découvertes, en rencontres, j’explore les relations et les paysages

2°) Je retrouve mon âme d’enfant :
Je joue, j’affabule, je vis l’instant présent

3°) Je tente l’expérience :
Je crée, je concrétise, je réalise ce que je veux voir changer, ici ou ailleurs

4°) J’entre dans des mondes imaginaires :
Les mondes imaginaires ne sont pas forcément les fruits de mon imagination, ils sont sans doute plus réels que jamais, il me suffit d’ouvrir les yeux et de regarder autour de moi … différemment .

Un pas de plus pour être heureux/heureuse ? : Je vous souhaite de vivre vos plus belles expériences en 2017

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FEU SACRE OU COMMENT SE PRÉPARER A VIVRE MAGNIFIQUEMENT (ET POURQUOI PAS EN 2017 ) ?

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« Les seuls gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d’être sauvés, qui veulent jouir de tout en un instant, ceux qui ne savent pas bailler ni sortir un lieu commun, mais qui brûlent, qui brûlent, pareils aux fabuleux feux jaunes de chandelles romaines explosant comme des poêles à frire à travers les étoiles »
Sublimes paroles de Jack Kérouac, dans « Sur la route »

Vous l’aurez remarqué, j’aime souvent quand tout s’allume, de préférence de mille feux, quand tout s’anime, se met à vibrer, intensément avec des étoiles resplendissantes qui clignotent dans les galaxies de chaque être que je rencontre …
J’aime voir, percevoir ces danses intérieures propres en chacun de nous, cette touche d’authenticité émouvante dont naît l’ être véritable.

Feu sacré : le feu que les prêtresses de l’Antiquité entretenaient dans les temples, plus tard transformé en une sorte d’ardeur des sentiments. Des sentiments se déclinant en noblesse de coeur à transmettre entre individus jusqu’à l’enthousiasme nécessaire pour accomplir une tâche importante.

Est-ce qu’on peut vivre avec l’éclat de ce feu sacré tous les jours ? Bien sûr que non, vais-je vous répondre en souriant. Il faut bien un peu de repos.
Autre question : la passion est-elle de mise à nos jours pour vous ?

Comment faire alors pour vivre non seulement avec saveur et aussi avec profondeur ? Vivre simplement ou, entreprendre, créer sa société, son association, réaliser son projet : comment faire flamber le feu sacré ? Quel en est le moteur ? La passion, l’envie, le rêve, la folie au regard des prudents ? Qu’est ce qui porte ainsi cette déraisonnable raison à alimenter ce feu des dieux ?

J’ai un brin de passion pour celles et ceux qui vivent leur amour avec une ferveur insoupçonnée. Celles et ceux qui surfent sur leur puissance de création, en solitaire ou en groupe, flirtant avec les limites de la convenance. Et cette intention en tête que toute action posée est faite en lien avec son prochain. J’aime les héros et les héroïnes. Le monde, l’univers en est truffé comme des bombes à retardement qui feront exploser une pensée de plus en plus normative.
(C’est le romancier Haruki Murakami qui dit :
« Si vous ne lisez que ce que tout le monde lit, vous ne pouvez penser que ce que tout le monde pense ».)

Je m’enflamme donc dès que je suis en admiration, d’un homme, d’une femme, d’une musique, d’un roman, de l’intelligence noble, d’un moment unique, de la beauté d’une action, d’un projet, j‘adore les « jusque-boustistes », je me répands, je déborde de mots et d’amour, je porte aux nues …
Parfois, il me semble savoir parfaitement où je vais, puis les lignes se troublent et je sais moins précisément vers où me diriger. Le vif de la vie est fluctuant.
Seul le feu sacré me permet d’éclairer le chemin inconnu qui s’ouvre devant moi.

Quel pas de plus pour être heureuse ? :
Regarder et voir. Ecouter. Questionner.

 

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QUELLE EST CETTE PUISSANTE LUMIÈRE QUI RÉCHAUFFE LES COEURS AU SOLSTICE D’ HIVER ?

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Quel est cet éclat singulier de la fin d’année, ces besoins de fêtes et de lumière, de chaleur que nous célébrons depuis hier ?
Depuis le 21 décembre, solstice d’hiver, nous sommes au coeur de l’hiver, dans les jours les plus courts donc les nuits les plus longues. Quelle envie, n’est-ce pas, de retrouver des journées qui se rallongeraient bientôt …
Et en même temps, quel plaisir de se nicher au creux de cette saison étrange et sombre. Les feux du soleil s’imaginent et dansent dans les foyers animés ou paisibles, dans mes propres imaginaires…

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L’esprit de Noël … en tant que coach et accompagnante, j’aime regarder et faire regarder les choses sous un angle toujours différent. Ici, je reconnais l’esprit de Noël, celui ancestral du mythique Yule celte, qui allumait la bûche de bois dans l’âtre pour célébrer l’espoir du retour du soleil, l’espoir du renouveau …

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Quel plaisir aussi de voir ces sapins décorés dans les rues et les maisons … Comme des bribes du Passé qui me feraient un clin d’oeil et demanderaient à la mémoire collective à laquelle je suis inconsciemment liée de ne pas oublier … ne pas oublier ce qui importait à nos ancêtres, sur cette terre d’Europe… Regarder au-delà des frontières dans toute la Majesté d’un passé brillant et connecté à une intelligence de la terre, réelle et mythique, pétrie de contes et d’enseignements oraux transmis de générations en générations…
La puissance de Noël serait de rappeler que les peuples européens sont issus de grandes et belles civilisations liées à un savoir respectueux du sacré, connectées au cœur même des cycles de saisons qui rythment également ceux de la vie et de la mort. Que le plus profond de l’hiver a lui-même une signification et un sens…

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Un pas de plus pour être heureuse ? Ecouter ce que chuchote l’hiver au creux de mon oreille, accueillir les murmures de beauté que l’attention au moment présent sait révéler …
M’immerger dans le feu sacré de ce qu’il y a à construire tous ensemble pour un monde de paix…

 

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DE LA RÉALITÉ QUE JE ME CRÉE OU A LAQUELLE JE VEUX CROIRE …

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L’anecdote que relate Christiane Singer* de ce résistant, cet Autrichien qui fendait à contresens une foule qui se précipitait vers une place pour écouter le discours d’Hitler. Il se frayait un chemin dans cet essaim d’individus pour se rendre à une réunion de résistants à la pensée ambiante. Il agissait à l’inverse du sens commun de l’époque. Comment se donner raison dans ces cas-là ?
(…) Il se disait : « Mais tu ne peux pas avoir raison contre tous. Ce n’est pas possible. Tu ne peux pas être seul à avoir raison. » Et, au fond de lui, une voix lui disait : « Mais oui, tu peux » (…)

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Aujourd’hui, puis-je affirmer que je fais de la Résistance ? A tout ce que je ressens de négatif : ces nouvelles tristes et nimbées de catastrophisme lourd. Ces informations dirigées qui appesantissent mon espace de liberté et me rapetissent de peur. Je cherche, flaire toute actualité claire qui éveille mon envie et suscite mon désir de me battre avec sens et pour tout ce qui me semble juste et urgent.
C’est comme cela que je me ressens et j’assume.

Aurais-je une âme belliqueuse ? Non. Mais j’entends, je lis les émotions d’indignation, de colère et je ressens, en même temps, derrière cette agitation impuissante, une grande peur.
Christiane Singer parle de « ce pouvoir d’aspiration du négatif » (ouvrage « Du bon usage des crises ») et de son extraordinaire puissance.

Le négatif ne serait- il rien d’autre qu’une simple énergie ? Néophyte en ces questions, c’est juste ma question. Peut-être que le bien et le mal n’ont aucune réalité. Il n’y aurait qu’une énergie positive (Amour) et une énergie négative (Peur) en présence dans ce monde et peut-être dans l’Univers ?
Et si je remplace l’ancien schéma de cette notion religieuse du Bien et Mal par Energie positive et Energie négative,( en clin d’œil pour les spirituels toujours plus nombreux, par Lumière et Obscurité )? Comment vais-je pouvoir structurer ma pensée et mes émotions ? La profondeur de vivre en conscience pour le véritable sens de l’humanité …

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Je me souviens de ce titre de roman de Milan Kundera … « L’insoutenable légèreté de l’être »…Est-ce un privilège humain que de pouvoir vivre dans une légèreté insoutenable ?

Je suis aujourd’hui CELLE que je voulais ÊTRE, j’en prends le chemin. Et cela après bien des défis … Comment vivre au quotidien et intégrer cette capture d’énergie positive ? La force de ma pensée, quelle est-elle ?

  • Apprendre à ressentir ce qui me fait du bien et ce qui me dérange – je me débarrasse dans la mesure du possible de tout ce qui semble être fardeau et poids au niveau de mes fréquentations, des informations que j’absorbe et de l’environnement dans lequel j’évolue.
  • Apprendre à me faire confiance, confiance en la vie et aux autres…

 

Un pas de plus pour être heureuse ? Innover, modifier l’image que je me donne de la réalité, de ma réalité…

*Christiane Singer, philosophe et écrivaine française (1943 – 2007)

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TRANSMUTER L’ENERGIE DE GUERRE EN ENERGIE DE PAIX

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Je reste indécise quant à ma disposition d’esprit en cette fin d’année : il se passe des choses si tristes dans plusieurs régions du monde… et en même temps je n’ai pas envie de porter le fardeau de cette tristesse. 
Je me sens gaie comme un pinson. Je suis heureuse de revoir bientôt ma famille. C’est une occasion forcée par la tradition certes … et en même temps une belle occasion quand même. Je suis heureuse de pouvoir dire à mes amis que je les aime.
J’ai cette envie farfelue d’être une lumière.
Le monde est déjà si noir, je préfère libérer des bulles de bonheur pour éclairer la nuit.
J’écoute une mélodie sucrée et d’une jolie joie.
J’envoie dans l’obscurité des papillons d’or et lumineux
Pour que les enfants en enfer sur terre puissent humer le parfum de l’espoir …
Je crois en la force de mon intention d’amour…

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Quel pas de plus pour être heureuse ? Savoir apprécier les temps de paix, ici, sur les terres où je vis, être en gratitude de ce bien-être et de l’amour qui m’entoure et le rendre au centuple autour de moi en développant l’attention que je porte aux autres et distribuer des sourires ? Savourer l’ici et maintenant… prendre le temps de me recueillir et prier ?

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DE SÉRIEUX QUI S’EN DÉDIT, A JOYEUX QUI APPLAUDIT

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J’ai interviewé, pour Radio Clés De Vie, un élégant entrepreneur et homme d’affaires, qui est devenu une excellente relation et avec qui j’ai du plaisir à échanger lorsque nous nous revoyons.
https://youtu.be/SlPMu_8v1VM (ZUPdeCO.org)
Il m’avait alors fait remarquer, en visionnant cette entrevue filmée qu’il s’était trouvé bien solennel et bien trop sérieux, qu’il devait apprendre à se détendre un peu. Sa remarque m’avait fait sourire.
Je souris à nouveau en évoquant ce souvenir. Car aujourd’hui, c’est moi qui suis trop sérieuse. La vie m’envoie des signaux. Je décris le sérieux comme une certaine rigueur trop raide. Mon sérieux avale tout mon charme et ma joie de vivre. Je deviens terne dans mon trop de sérieux, je me fane. J’ai besoin de me « repulper » chair et âme à la lumière de la gaieté.
Ma grâce et mon innocence se voilent de ce trop de raideur. Je me crispe sur les enjeux. Or tout est en jeu dans la vie.
Si je définis la vie comme un terrain de JE et d’expériences : je n’ai qu’intérêt à être détendue, à concevoir mon travail avec amour et à prendre du plaisir… ce fameux petit « fun » qui pétille et donne sa jolie couleur à la vie.


Un pas de plus pour être heureuse ?
Désapprendre à être sérieuse, réapprendre à être joyeuse et demander à mon ego de se taire

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VIVRE LA GRÂCE DE MES DÉCISIONS, APPRENDRE A ME FAIRE CONFIANCE

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La puissance de mes décisions et de mes choix. Ils sont faits par ce que mon être puise dans mes souvenirs de douleur ou de plaisir et de mes expériences. L’Amour saura-t-il m’apporter le discernement utile à ne pas nécessairement opter pour le plaisir ou la satisfaction immédiate ?

Affronter mes peurs est loin d’être une délicieuse promenade. Je m’appuie sur la rampe silencieuse qui sculpte mon être. Je ne prends pas la décision, je deviens la décision. Celle qui impactera ma vie, et celle d’un monde plus large, de mes proches à la plus vaste dimension de cette humanité chérie.
Assumer la rassurante conséquence prévisible est aisée mais comment parvenir à en assumer celle parfois effrayante parce qu’absolument inconnue au moment où je prends la décision ? Accepter que je ne puisse maîtriser l’avenir de cette décision prise ? C’est justement cela l’extraordinaire jeu qui m’est demandé de jouer, ici et maintenant. Apprendre à me faire confiance. Et confiance en la vie.

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C’est dans mon facteur humain que réside mon pouvoir ou ma magie.
La décision qu’a prise le commandant de bord Sullenbergen dit « Sully », en 208 secondes, lors de l’amerrissage forcé de son avion sur le fleuve Hudson aux USA, a été orientée par la puissance de son expérience et de son intuition… De son devoir, de son amour, de son intégrité, de ses valeurs ?

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Ce que me renvoie également le film SULLY de Clint Eastwood : c’est aussi cette peur régulière que j’ai au ventre de ne pas avoir pris la bonne décision. Tenir en équilibre dans l’œil du cyclone. Parfois tout me semble si claire et évident, parfois les doutes m’assaillent et une brume m’enveloppe de sa robe sombre et dérobe mon étoile, brouillant les pistes.
Aucune décision n’est bonne ou mauvaise, me dis-je. Elle a tout simplement les conséquences dont je ferai l’interprétation en temps voulu. Et dont je ferai le tissage de mon histoire de vie. Alors comment me diriger dans ce brouillard crée par le doute qui induit mon indécision ? Suivre mon étoile ? Quelle est cette étoile ?

Personnellement, elle est de suivre mon intégrité, source de mon authenticité.
Plus grave, ce qui peut me dérouter est la responsabilité que ma décision engage.
Lorsque je prends la décision, l’intention de cette décision va impacter mon environnement comme une bombe à ondes dont la déflagration se réfléchira sur tous les miroirs des êtres humains que je connais de ce monde, à la manière d’un mystérieux effet papillon. C’est la corrélation de cet Univers.

Prendre une décision seule : il y a des décisions que je ne peux prendre que seule, surtout lorsqu’il s’agit de ma propre vie et de la direction à lui donner. La responsabilité engagée de mon choix et de ma décision peut être un poids ou mon moteur. Cela dit, elle n’éloigne pas la solitude terrible qui accompagne cette responsabilité.                                                             Car moi seule fait le choix de ma vie, d’authentifier ma vie et par ricochet permettre aux autres d’authentifier la leur.

Quel pas de plus pour être heureuse ? Convenir que ces décisions font que je suis exactement là où je dois être ?

TEMPS PRÉCIEUX, DE L’OR POUR VIBRER ET APPRENDRE A VIVRE INTENSÉMENT ?

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Demain vendredi, j’ai un contrôle fiscal. L’aimable inspectrice se présentera à 9 heures. Il a fallu rassembler tous mes papiers et documents depuis 2013. Fichtre, la vraie guigne quoi.
J’ai l’impression de perdre un temps précieux à regrouper tous les éléments dont l’administration a besoin.

Temps précieux. 2013, il s’est échappé un long chapelet de moments vécus jusqu’à aujourd’hui. Je reste songeuse au-dessus de mon classeur aux relevés bancaires impeccablement rangés… Le temps, cette manne du ciel ou cette abondance offerte, qu’en ai-je fait durant ces trois dernières années ? Ce temps qui me permet d’aimer la vie dans toute sa somptuosité pour éviter de survivre et me permettre de VIVRE ?
Le temps, c’est la vie. Et de l’or pour vibrer. J’ai l’impression qu’il n’y a pas meilleur terrain pour honorer la Vie que ma vie au quotidien. Or, emportée par le flot de mes occupations plus ou moins passionnantes, je l’oublie mon temps précieux à moi. J’oublie donc de vibrer, de palpiter, de m’envoler.

J’ai cette sensation que le temps se met tout à coup à glisser entre mes doigts. Aurais-je besoin de revisiter mon rapport au temps ? Pour honorer cette Vie que je vénère, j’ai cessé de convoiter le temps. Un temps intéressé au meilleur coût possible est un temps qui ne respire pas à l’aise. Permettre à mon temps précieux de respirer, c’est le garder vivant et moi aussi me garder VIVANTE par la même occasion !

Le temps s’étire langoureusement quand je savoure une bonne tisane ou une truffe au chocolat. Sa texture est différente quand je dois me lever tôt le lundi matin.
Combien de temps différents puis-je déguster ? Ses nuances, ses textures ou sa densité quand j’observe le temps qui passe à travers mon corps. Chacune de mes cellules, les sons, les parfums, les couleurs, cette succulence… Tout m’est donné par le sacre de la vie et du temps donné sur cette terre pour dévorer mon exquise expérience de vie.
Pour porter un regard respectueux sur lui, j’ai décidé de vivre en conscience mon rapport au temps, de conscientiser les gestes que je pose par rapport à lui. J’ai bien plus à y gagner que ma simple paix d’esprit. Je me laisse bercer par sa respiration, comme un fœtus dans le ventre de sa mère, mon rapport au temps s’apaise et j’ouvre un regard neuf sur cette vie qui m’accompagne et que je j’accompagne amoureusement dans une valse sensuelle et délicieuse. Car la vie est délice si je laisse le temps prendre ses aises et son espace.

Je m’aperçois que le temps sait m’accueillir, il souhaite même que je l’habite, que nous l’habitions. Il est prêt à me donner toute sa place si j’arrête de vouloir le compter, le mesurer, le planifier, le contrôler, le marchander ou le négocier.

Si je remplace les secondes par le battement de mon coeur et les minutes par le rythme de mon souffle que se passe-t-il ? Un pas de plus pour être heureuse ?

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L’AMOUR : LA SEULE CHOSE DÉCENTE A VIVRE SUR CETTE TERRE ET SEULE APTE A ME LIBÉRER DE MES PEURS

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Tout me ramène à la croyance de l’authenticité de soi. De la sincérité à moi-même. Et au-delà encore et toujours plus loin. Quel amour me donner sinon avoir le courage de me regarder telle que je suis et de l’accepter ?
Si la vie est un immense terrain de jeux où il est permis d’explorer toutes mes sensations et sur toutes les gammes musicales possibles, je reste néanmoins convaincue que seul l’amour peut m’ aider à affronter toutes les pistes d’aventures. Comment affronter si j’ai peur ? La peur me cloître dans un petit bassin de confort. Et je n’aime pas cette petitesse. Pourquoi ou de quoi ai-je peur ? De l’inconnu. De ce que je ne veux pas savoir de moi. Qui pourrais-je être si je décide de faire les choses avec amour ?
Qu’est-ce qui me fera changer d’avis ou oser ? Le fait d’aimer.
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« Le bonheur d’aimer n’est pas cette bêtise charmante qui fait tourner la tête et qui coupe le souffle. Les lignes du cœur peuvent être intelligentes, non ? »*
Marianne Williamson écrit dans un joli texte qu’il faut s’autoriser à briller pour permettre aux autres d’être des étoiles scintillantes également. Michael Gallasch dit, « un vrai Maître ne crée pas de disciple, il crée d’autres Maîtres ». Personnellement, je préfère le mot rayonner. Si je rayonne, j’impacte et fais rayonner aussi autour de moi.
Je peux vraisemblablement avoir peur de l’Amour, car qui sait ce que l’amour peut révéler de moi. Ou mieux encore comment vais-je me révéler si j’agis dans l’Amour et avec amour de mon prochain, de mon environnement, de la Nature ?
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L’Amour, c’est quoi, tout au moins quelle est la facette que je lui donne ? Créer, co-créer, coopérer, construire ensemble, avoir une vision ensemble où chacun de nous est inclus pour ne faire qu’Un dans ce chemin à construire. Dans cet Amour, j’y inclus le « package » complet : le respect, l’estime de soi, la confiance, la joie, la passion même etc …
Loin de moi, cette idée que d’aimer, c’est tendre vers le bonheur immédiat. Aimer ne rend pas forcément heureux(se). Cela dit la progression vers ce chemin de l’Amour et de toutes les belles vibrations qui vont avec lui sont extrêmement sensationnels à vivre.
Influençant la qualité de vie aussi bien dans le domaine de vie professionnel que celui personnel et familial. Une vie pour soi, c’est m’aimer, j’adore dégouliner d’amour.
C’est cela que je suis amenée à vivre et vous aussi je pense.
Un pas de plus pour être heureuse ? Aimer, tout simplement.
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DE MEMOIRE DE FEMME, NUL NE PLEURERA PLUS JAMAIS

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Combien de jardins de honte dissimulés dans le parterre de l’histoire des êtres humains ?
Comment retrouver cette part magique de nous-même après tant de violence, comment imaginer l’espoir de retrouvailles douces et aimantes sur la ligne d’un horizon tremblant qui me parait infranchissable ?
Comme Alice, ce matin, à la pointe du jour, je suis passée de l’autre côté du Miroir. J’ai plongé tête la première à la recherche inconsciente de ce qui m’avait été volé. J’ignorais surtout qu’on me l’avait dérobé… Du fond des océans, je vois poindre la lumière du flambeau, ma puissance innée de Femme. Par le lien. Celui que tissent inlassablement les tisserands de cet amour ineffable à la Vie…

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Lorsqu’ils exterminèrent les femmes, dans un abîme de larmes, de sel, de sang et de flammes, vidant ainsi les villages de la chaleur tendre des foyers, ils subtilisèrent également la puissance des hommes les laissant perdus et exsangues d’amour.
La Vie sacrée se cambra de douleur le flanc béant, on gela les rituels honorant les cycles de vie et de mort … Le Sacré se retira dans la grotte secrète attendant le retour de mages et magiciennes qui rallumeront sa mémoire.

Aujourd’hui, je me suis prosternée le cœur lourd, j’ai porté le deuil, à travers le Temps et les siècles, et j’ai accompagné les millions d’hommes, jeunes et moins jeunes qui avaient perdu leurs femmes, leurs fiancées, leurs amantes, leurs mères et leurs filles, je pleure sur un malheur innommable qui plongea l’histoire de l’humanité occidentale dans les ténèbres.
Saviez-vous qu’environ neuf millions de femmes, jeunes femmes, jeunes filles et fillettes ont été tuées, torturées et mises au bûcher. Sous prétexte d’être des sorcières.
Entre le quatorzième siècle et le dix-huitième siècle, ils tuèrent ma mère, mes mères, mes sœurs, mes tantes ….Il y a quelques siècles, certains hommes de pouvoir, avides et agissant au nom d’un dieu extérieur, ont amputé cette région du monde de sa matière la plus précieuse : le savoir empirique des femmes provenant d’une transmission du plus profond des âges.
Pendant trois siècles… c’est encore si proche dans notre histoire contemporaine.
Nous sommes issues d’une civilisation récente qui a mutilée sa chair en enlevant ses femmes, muselant le savoir et interdisant la transmission. Les mères se sont tues pour protéger leurs filles. Le savoir oral s’est volatilisé et les secrets furent absorbés dans les voiles de la Mémoire vivante bafouée.
Qu’avions-nous donc perdu ? : Le Savoir intuitif, profond et féminin, resté longtemps suspendu dans la mémoire du temps. La sagesse des sorcières, la connexion divine, le lien de la Terre au Ciel. Elles avaient le pouvoir de la mise au monde consciente, célébraient les cycles de la vie et de la mort. Puis un jour, une poignée de décideurs et penseurs, clergé et noblesse confondus, ont choisi de garder le Ciel et de bannir la Terre.
Ils ont relégué la Femme au rang de pécheresse et de l’impur, ces femmes simples qui honoraient leur foyer, travaillaient aux champs, prenaient soin de leurs familles avec l’aide des plantes et la magie des intentions, elles avaient la science des lunes et le contrôle de leur fertilité.
Le monde était magique de conscience. Notre appartenance aux lois de l’univers nous reliait au sacré. Nous aimions en conscience. Hommes et femmes savaient reconnaître et saluer le sacré en chacun de nous et en la Nature qui les entouraient.
Depuis, le miroir flotte dans les limbes de nos mémoires, la meurtrissure de notre déconnexion à nous-même est encore vive.
Mais elles reviennent, ces sorcières bien-aimées, en silence, elles se réunissent et ensemble consacrent le savoir qui resurgit. Elles se le transmettent en murmures de fierté et de chagrin de ce si triste passé. Dessillant les yeux, elles soulèvent les pans de ce trésor enfouis et non éteint.
Ils avaient réprimé nos corps, mon corps de Femme. Bâillonné notre sagesse, ma sagesse par la peur. Les siècles de sanglots de toutes les reines de ce continent baignent encore cette partie du monde par sa tristesse.

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Un Pas de plus pour être plus heureuse ?

M’APPLIQUER A VIVRE PLUS EN CONSCIENCE, PRENANT GARDE A SALUER LE SACRE EN MOI ET EN CHACUN DE CELLES ET CEUX QUI CROISENT MA ROUTE